Sous le nom de haïkus urbains se cachent des haïkus libres où le mot de saison (kigo) est remplacé par une référence au paysage des villes modernes.
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Grands immeubles gris
Que l’aube éclabousse d’or –
Le cri des corbeaux.
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Un chat au soleil
Toise les passants pressés –
Lui a tout son temps.
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Froide pluie d’automne –
Sur les pavés du Pont Neuf
Les passants se pressent.
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Une rue déserte
En plein milieu de la nuit –
Au loin les sirènes.
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Sur les quais de Seine
À fleur d’eau, à fleur de cœur
Deux amants s’embrassent.
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Entre les immeubles
Le jour glisse lentement
Du gris vers le noir
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